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La Nature dans le regard de Bénédicte Grange Rogulski

Par Hélène Legrand, peintre et membre de la Fondation Taylor

« Bénédicte G. Rogulski n'est pas de ceux qui imaginent qu'en peinture tout a été fait. Avec la force tranquille du créateur  qu' habite un projet, elle s'est saisi de son art « à bras le cœur »! Pour un peintre, une révélation prend souvent la forme d'un arrêt sur image et, dans le silence mental de ce monde interrompu, il renoue avec ce que Merleau-Ponty nomme « vision originelle » . 

C'est ce qui arriva à Bénédicte G. Rogulski, lorsque, au cours d'un voyage, elle découvrit une forêt primaire. "Un voile s'est déchiré, raconte-t-elle, et le chaos végétal déployé sous mes yeux m'a remplie d'une joie immense." Expérience unique qu'elle entend nous faire partager, convaincue que le cœur battant de la peinture se niche dans le « donner à voir », autrement dit ce qui nous apparaît.

Invitation nous est faite à une promenade dans un monde peuplé de géants aux contours sylvestres, minéraux ou  animaux… Un monde où les formes s'amusent, se parlent et se répondent  dans le  langage du frémissement. Le regardeur attentif y devinera les séjours du peintre au pied des arbres christiques de Rembrandt, dans les grottes de Courbet, en terre de Barbizon et sur celle  d'Emily Carr... ainsi que ses méditations sur l'élan vital de Bergson, son philosophe de prédilection. Grâce à une très bonne maîtrise technique de la peinture, l'élan vital ici se fait chair.

    A ne pas manquer cette vision englobante et charnelle de la nature, risquons même une vision « embrassante » . »

Presse

Le Parisien, 19 janvier 2018